Un palais à Orvieto

La fête au village en Toscane

 1538962-gfL’exubérante Marlena – qui a vécu amoureusement dans Mille jours à Venise,- puis a bourlinguer pendant Mille jours en Toscane – voilà qu’elle poursuit sa quête du bonheur en Italie, à Orvieto, dans la région d’Ombrie. Notre chroniqueuse gastronomique américaine et son banquier vénitien retraité découvrent la simplicité de la nourriture à travers ces petits restos de campagne qui nous font saliver au détour de chacune des pages de ce délicieux roman.

Mais pourquoi se limiter à cette vie bourgeoise, voilà qu’ils décident de faire l’acquisition d’un palazzo, dans un état plus que lamentable, mais plein de promesses de bonheurs quotidiens. Plein de situations loufoques, de rebondissements, d’aventures et de rencontres qui scelleront à jamais, une amitié entre les villageois tout au cours de la restauration de ce palais qui s’échelonnera sur 2 ans

La pendaison de crémaillère donnera lieu à un grand festin, un 31 décembre, où chaque participant à la rénovation auquel on s’est attaché au fil du roman, va collaborer au festin en fournissant sa spécialité culinaire … et, pour notre plus grand plaisir, puisqu’on retrouve, à la fin du livre, les recettes de tous ces plats, entre autre la polenta à la châtaigne, que je me promets bien d’essayer très prochainement !

À lire pour le plaisir d’être transporté dans un monde où la vie simple devient compliquée mais demeure une vie rêvée !

 

Orvieto-Duomo

 

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

Personne ne sait aussi bien que l’exubérante Marlena de Blasi nous faire découvrir des fêtes de village en Italie et des petits restaurants de campagne plus savoureux que des adresses étoilées, ainsi que d’excellentes recettes, car elle n’oublie pas qu’elle a été aux États-Unis «chef» et critique gastronomique..

 À propos de l’auteur : 12529

Et véritablement, cette journaliste gastronomique américaine a bien quitté Saint-Louis dans le Missouri pour Venise à la suite d’un coup de foudre pour un banquier quinquagénaire. Marlena de Blasi est l’auteure de trois livres de cuisine et de deux récits, tous traduits dans plus de douze langues.

 

Titre : Un palais à Orvieto
Auteur : Marlena DE BLASI
Éditeur : Mercure de France
Date de parution : 2013
Traduction de l’anglais par Marie-Pierre Bay

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Mille jours à Venise

51fCKMa7DPL._SL500_AA300_-e1353405426437Un livre qui plaira aux gourmands romantiques et qui tomberont sous le charme vénitien, car, avant tout, ce petit roman me semble un hommage à la Sérénissime !

 Au cours d’un séjour à Venise, Marlena, célèbre critique gastronomique et chef reconnue aux États-Unis, prenant l’apéro sur une terrasse est frappé d’un fulgurant et improbable coup de foudre pour Fernando, un hurluberlu vénitien, qu’on imagine du style Peter Sellers. Et voilà que l’amour s’installe, mais sérieusement … En quelques semaines elle décide de quitter tout ce qui la retient en Amérique, enfants, amis, restaurant, maison pour vivre sa grande passion amoureuse à Venise.

On côtoie les ouvriers qui travailleront à la rénovation de l’appartement de Fernando, ce cher amoureux qui verra sa vie chambouler du tout au tout. Et surtout, quel plaisir de s’abreuver des descriptions des marchés de Venise, des rencontres avec les commerçants locaux. Faut dire qu’elle passe une partie de ses journées à cuisiner, ce qui nous permet de découvrir, avec elle, la savoureuse cuisine vénitienne ! Le lecteur appréciera de retrouver la description des recettes à la fin du roman ! D’ailleurs, cette partie du livre s’intitule « quelques recettes qui ont plus à mon bel étranger … !

 

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Un extrait pour donner la couleur :

« Venise est comme rapiécée, recousue de partout, d’une beauté presque douloureuse et en vieille enchanteresse qu’elle est, elle fait tomber toutes mes réserves, elle me séduit en un instant. »

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Ceci n’est pas un conte, c’est une histoire vraie.
L’enthousiaste et désarmante Marlena, bouleversée par sa rencontre avec un « bel étranger », liquide en quelques semaines tout ce qu’elle avait en Amérique, une jolie maison, un charmant restaurant, une brillante carrière de critique gastronomique, pour aller vivre avec lui à Venise. Les obstacles à surmonter sont nombreux : la langue qu’elle ne parle pas, l’appartement sinistre de son mari… !

À propos de l’auteur : 12529

Marlena de Blasi est américaine, chef de cuisine et journaliste, critique gastronomique. Elle est l’auteur de plusieurs livres sur la gastronomie italienne et de Mille jours à Venise traduit dans quinze langues suivi de Mille jours en Toscane et Un palais à Orvietto.

 

Titre : Mille jours à Venise
Auteur : Marlena de Blasi
Éditeur : Gallimard, Coll. Folio
Date de parution : 2011
Traduction de l’anglais par

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Auguste Escoffier – Souvenirs culinaires

Plus que de simples souvenirs culinaires … !

top-poches,M170206 Passionnant récit historique et gourmand, qui nous donne l’impression de visionner le film d’une vie d’exception. Chaque chapitre nous transporte dans une époque particulière en compagnie de personnages acteurs et engagés dans l’action.

Écrit au « je », ce récit autobiographique nous présente les grandes étapes de la carrière de ce cuisinier qui a réformé le milieu de la gastronomie. Il fait ses débuts à 13 ans au Restaurant français, à Nice. Vingt ans plus tard, 1883 sera une année charnière dans sa carrière. En effet, il rencontre César Ritz et ce duo va révolutionner définitivement la cuisine, l’hôtellerie de luxe et créer le concept de palace qu’ils appliqueront au Savoy, au Ritz, puis au Carlton de Londres.

 Au fil des pages, on s’aperçoit qu’Escoffier a vécu les coulisses du pouvoir comme pas un, autant des milieux politique, diplomatique, qu’artistique.

 Un extrait pour donner la couleur :

Dès que les hommes ont des raisons de se rencontrer hors de chez eux, tout commence et finit par un banquet. (p. 108)

 Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Auguste Escoffier a laissé des souvenirs, notes longtemps éparpillées qui ont été rassemblées par son fils Paul, à sa mort en 1935 pour nous d’offrir dans ce récit autobiographique. Surnommé, à l’instar de Carême, «le roi des cuisiniers, le cuisinier des rois», Auguste Escoffier (1846-1935) est le père de la cuisine à la française. Il passe pour avoir inventé le travail par «brigade» : les différentes parties d’une cuisine ont chacune un chef à leur tête, lequel a sous ses ordres un premier et plusieurs commis. Cela impose une organisation à la cuisine, avec des recettes spécifiques, mêlant tradition et originalité.

À propos de l’auteur : 220px-Auguste_Escoffier_01

Né en 1846, Georges Auguste Escoffier est mort à Monte-Carlo en 1935. Chef cuisinierrestaurateur et auteur culinaire, il a codifié la cuisine et le métier de cuisinier en rédigeant le Guide Culinaire Escoffier, contribuant ainsi à faire connaitre internationalement la cuisine française. Il a également développé le concept de brigade de cuisine, en rationalisant la répartition des tâches dans l’équipe et en veillant à l’image de marque du cuisinier (propre, méticuleux, non-buveur, non-fumeur, ne criant pas !!!! ) Ce chef, le plus célèbre de son temps, a été le premier cuisinier à devenir Officier de la Légion d’honneur.

 

Auteur : Auguste ESCOFFIER
Titre : Souvenirs culinaires
Édition présentée et annotée par Pascal Ory
Éditeur : Mercure de France
Date de parution : 2011

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Dans les secrets de madame Clicquot

01L’œuvre d’une historienne qui, à partir des archives de la prestigieuse maison de Champagne Veuve Clicquot, présente une biographie romancée sur la réalité et sur de l’audace de la jeune Barbe Ponsardin.

À la mort de son mari Nicolas Clicquot en 1805, à la surprise de tous, elle décide de conserver la maison de Champagne Clicquot et de la faire fructifier en s’initiant au métier.
Elle a la jeune vingtaine et doit tout apprendre du métier : à partir de la récolte du raisin aux différentes phases d’élaboration du vin de champagne.

Elle doit aussi bien maîtriser – et ça aura été sa grande force- la stratégie commerciale. Elle supervisera le travail de ses commissionnaires, répartis un peu partout en Europe.  Elle apprendra à bien connaître ses alliés internationaux, à cette époque où le champagne connaît une vogue incroyable, et quand le commerce français s’ouvre sur l’Europe, notamment avec la cour de Russie et avec les pays baltes.

Son apprentissage se fait à une vitesse fulgurante, grâce notamment à tous les plaisirs de la dégustation qui la grisent. D’ailleurs elle dira : « Maintenant, je sais que si notre vin n’est pas de toute première qualité, il est inutile de poursuivre notre travail». On voit bien ici sa détermination.

En plus de nous faire vivre la quotidienneté de la Veuve Cliquot, l’auteure nous présente une femme d’affaires dotée d’une grande émotion : d’ailleurs, elle va correspondre avec le mystérieux chevalier de Courlande, dont elle connaît à peine l’identité. Pendant des années elle va également se souvenir, jusqu’à ses derniers jours, elle est morte au-delà de 80 ans, de la douceur du baiser d’un soldat russe qui lui a permis de sauver son entreprise. Elle restera veuve toute sa vie …

Celle qu’on va surnommera la «grande dame du Champagne» est reconnue comme étant une des premières femmes d’affaires de l’époque moderne, donnant son nom à une des plus prestigieuses marques de Champagne du monde.

Mais finalement, au delà de cette biographie romancée de la Veuve Clicquot, c’est le roman du Champagne qui nous est raconté.

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