La Cucina

Où l’art culinaire et l’art amoureux  se retrouvent !

cucinaUn classique qu’il faut prendre le temps de savourer ! L’action de déroule en Sicile … inutile d’insister sur le fait que l’ombre de la Mafia est omniprésente à travers ce récit.

Après la mort de son premier amour, Rosa Fiore quitte son petit village ou vivent ses frères, eux-mêmes, un peu mafieux pour s’installer à Palermo où, pendant 25 ans, elle mènera une vie plutôt solitaire et triste. Son seul loisir sera la cuisine. « Certaines se retirent au couvent…Moi, je me retirais dans ma cuisine ».

Jusqu’au jour où le bonheur entre dans sa vie … un étranger aux manières exquises qu’elle appellera l’Inglese. Et voilà que la nature ardente de la femme gourmande se réveille … La gastronomie ouvrira les portes du plaisir. Et la vie de Rosa se racontera en 4 saisons autour des plaisirs de la chair et de la chère !

Le lecteur pénètre dans cette intimité presque impudique, mais toujours délectable ! Les 2 amoureux découvrent d’autres façons  le manger – d’ailleurs elle dira « je ne mangerai plus jamais de spaghettis dans une assiette »… À vous d’imaginer la suite…  !! On rit de ses mésaventures et surtout  – on se délecte de ses aventures !87d01818cba5d404ff56a85c42c4319a

En prime, ce livre est farci de recettes siciliennes qu’on aura plaisir à reproduire !
Ce texte fait plus qu’ouvrir l’appétit – c’est d’ailleurs surprenant qu’il n’ait pas été adapté pour l’écran. Ou peut-être l’a-t-il été et je l’ignore … !

Un extrait pour donner la couleur

Pour avoir des produits que les ménagères n’avaient pas encore tripotés, il fallait à tout prix arriver au marché de bonne heure, avant d’aller au travail. J’aimais ces visites quotidiennes qui m’offraient un choix immense de fruits et de légumes joliment présentés. Les parfums des petits, pois, de la menthe, du basilic mêlés aux odeurs de la viande crue pendue aux crochets des bouchers, me rappelaient mon enfance et mon adolescence à la ferme. (page 94)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

Sexe et gastronomie, passion et désillusion, le tout saupoudré de mafia sicilienne : tels sont les ingrédients du premier roman sensuel et envoûtant de Lily Prior. Chant d’amour pour l’Italie, La Cucina est une célébration de la vie. Un roman irrésistible de parodie et de satire farci d’images captivantes, de couleurs, d’odeurs et de saveurs intenses. Toutes les splendeurs d’une Sicile magique et troublante.

À propos de l’auteure: lily_prior1

Lily Prior réside à Londres. Elle aime l’Italie, ce pays qui l’a inspiré notamment pour son premier roman, La Cucina, publié chez Grasset en 2002, traduit dans plusieurs langues, de même que pour la Cucina Secunda.

Titre : La Cucina
Auteur : Lily Prior
Éditeur : Livre de poche
Date de parution : 2007
Traduction de l’anglais par Marie-France Girod

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La cucina secunda

La Cucina seconda - LILY PRIORSexe, cuisine sicilienne, fête au village, et évidemment, un peu de … mafia italienne, « je n’arrive pas à imaginer la Sicile sans Mafia », dira Rosa !
Dans ce petit village sicilien, Rosa Fiore qui nous a fait vibrer dans La Cucina– nous revient avec autant de passion, cultivant l’espoir d’une vie amoureuse réussie !
L’Inglese, l’amoureux de l’époque, la hante toujours. Elle désire qu’il s’intègre à son monde, celui où la terre produit la vie…  Elle lui apprendra la cueillette des courges, du jasmin et des asperges sauvages! Séducteur à tout venant, le bellâtre ne semble pas apprécier la vie de cul-terreux. Et pourtant Rosa insiste… chaque temps de récolte nous fait vivre l’évolution de son amour de plus en plus passionné. Et l’été, « son odeur de beurre fondu combiné à l’arôme juteux des cerises qu’il avait cueillies et mangées produisait le parfum d’une pâte à gâteau »… Généreuse, elle nous offre sa recette de son gâteau au fromage parfumé aux citrons, ainsi que les astuces pour le réussir parfaitement !
En début d’hiver, pour la fête de Santa Lucia, elle prépare la cuccia, une bouillie de blé, en guise de remerciement à la terre. Et suit l’événement des Nucatoli, ces biscuits de Noël fourrés aux amandes et au miel, et que la coutume veut que l’on offre aux voisins et amis. Puis on abat le cochon, sans contredit, la partie la plus juteuse du roman. Et toujours, en prime, ces quelques petits secrets de fabrication … Et l’année se vit ainsi, au fil des drames et des réjouissances en alternance, dans ce petit village sicilien. 481818729_small

Sexe, gastronomie, passion, mais surtout le plaisir absolu de ce que doit être la véritable cucina.
À offrir aux vrais amoureux des plaisirs de la chère !

Un extrait pour donner la couleur
« Je savais par expérience que si je cuisinais dans l’énervement, ma frittella ne serait pas aussi bonne qu’à l’accoutumée. Elle aurait un arrière-goût d’amertume (…) Quand les fèves et les pois sont tendres à point, ni trop mous ni trop fermes, on doit retirer la casserole du feu, ajouter une poignée de persil haché, un filet de la meilleure huile et laisser refroidir pour que les parfums se mêlent dans une parfait harmonie de saveurs printanières. »

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Femme indépendante et sensuelle, propriétaire d’un vaste domaine agricole en Sicile et mère d’une nombreuse famille, Rosa renoue avec un ancien amant, surnommé l’Inglese. Ils se lancent dans une relation passionnée. Mais l’Inglese, citadin un peu snob et sensiblard, a du mal à s’adapter à la vie campagnarde que mène sa maîtresse. Il suscite la jalousie du frère de lait de Rosa, Mauro.

À propos de l’auteure:lily_prior1

Lily Prior, écrivain, réside à Londres. Elle aime l’Italie, ce pays qui l’a inspiré notamment pour son premier roman, La Cucina, publié chez Grasset en 2002, traduit dans plusieurs langues, de même que pour la Cucina Secunda.

Titre : La cucina secunda
Auteur : Lily PRIOR
Éditeur : Grasset,
Date de parution : 2013
Traduction de l’américain par Marie-France Girod-Lecocq

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La singulière tristesse du gâteau au citron

Un roman tout en demi-teinte, intimiste, poétique !

Un titre intrigant ! Mais un phénomène tout aussi intrigant pour Rose… En effet, les aliments qu’elle consomme deviennent un élément de lecture des émotions des gens qui les cuisinent …
Le jour anniversaire de ses 9 ans, Rose déguste le gâteau au citron que sa mère vient de lui cuisiner pour l’occasion. Désemparée, en une bouchée, elle perçoit le désespoir et la tristesse profonde qui habite sa mère…

Et au fil des jours, à chaque dégustation de plats, elle ressent très précisément les émotions des personnes qui ont cuisiné ces plats. Autant la colère, l’agacement, l’émoi … de ces gens qui la nourrissent … et peu importe l’endroit, tant dans sa famille, qu’au restaurant ou à la cafétéria. La découverte de ce pouvoir est un vrai choc qui va la perturber grandement au point de la pousser à se réfugier dans la nourriture purement industrielle – donc complètement anonyme – pour être bien sûr de ne plus rien ressentir.

A travers les émotions qu’elle ressent au contact de la nourriture, Rose apprend à se connaître elle-même … C’est ce difficile passage de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte qu’elle traversera ! 15 années de la vie de Rose, où les relations avec sa famille sont omniprésentes : une famille totalement dysfonctionnelle -avec la mère dépressive, qui aura une liaison que Rose aura d’ailleurs perçue « un goût d’amour et de trahison », dira-t-elle. Le père taciturne, le frère, surdoué mais autiste, un très proche ami de son frère qui lui fera connaître un grand moment de passion. À lire ce conte savoureux dont le fameux gâteau au citron aura changé la vie de Rose.

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Un extrait pour donner la couleur

J’avais passé mes déjeuners à goûter ce que prenaient mes camarades, me frayant un chemin à la cantine où j’avais fini par découvrir une pizza à la pâte moelleuse préparée dans le coin gauche des cuisines de l’école par une dame triste avec un filet sur les cheveux. Elle était triste, d’accord, mais sa tristesse était si sincère et reconnaissable que je trouvais la sauce tomate et le fromage fondu plus que comestibles, pour ne pas dire bons. (ed Points, p. 94)

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Sous la douceur la plus exquise, Rose perçoit le désespoir. Ce bouleversement va entraîner la petite fille dans une enquête sur sa famille. Car, chez les Edelstein, tous disposent d’un pouvoir embarrassant : odorat surpuissant ou capacité de se fondre dans le décor au point de disparaître. Pour ces superhéros du quotidien, ce don est un fardeau. Chacun pense être affligé d’un mal unique, d’un pouvoir qu’il faut passer sous silence.

À propos de l’auteur :AimeeBender

Née en 1969, Aimée Bender vit à Los Angeles. Elle enseigne le creative writing à University of Southern California. Elle travaille également en atelier de théâtre avec les malades mentaux. Son premier livre « La Fille dans la jupe inflammable » est une collection d’histoires courtes, publié en 1998.

Titre : La singulière tristesse de la tarte au citron
Auteur : Aimée Bender
Éditeur : de l’Olivier et Points
Date de parution : 2013
Traduction de l’anglais par Céline Leroy

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Le maitre du café

Une saga aux airs de comédie italienne !

9782226245144mAmateurs de bons cafés, vous serez comblés… ! Voici un conte philosophique, conçu dans la plus pure tradition des grands maîtres du cinéma italien, empreint d’humour, de dérision et de joie de vivre… Rome, 1954 ! Massimo Pietrangeli, un personnage extravagant, maître torréfacteur en fin de vie – règne sur l’empire des Cafés Pietrangeli. Il a l’insigne honneur de préparer et de servir, tous les matins, à 10h pile, le café du président italien, pour lequel d’ailleurs il a conçu une cafetière exceptionnelle, la Storta.

 Terrassé en pleine rue par un infarctus, le croyant au seuil de la mort, à son chevet, la famille prépare un caffè doppio (un double) MIRACLE ! L’odeur suave du breuvage ramène Massimo à la vie. Voilà que le maître prend conscience que sa vie tire à sa fin.

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Un long voyage
Avec sa famille, il entreprend un voyage au Costa Rica, prétextant que les plus belles fèves de café arabica s’y trouvent, et c’est dans cette ile volcanique qu’il a connu son premier véritable grand amour alors qu’il avait 18 ans… Le long cortège familial se met en route, le maître de café entouré de personnages burlesques : sa fille l’écrivaine avec ses répliques assassines, son fils curé, plein de rigueur, son gendre prospère – particulièrement intéressé par la reprise du business, et au cœur du voyage, la Storta, cette précieuse cafetière.

L’étrange équipage progresse lentement. Après Rome, Bologne, Bordeaux, il écorche au passage les Français qui, prétendra-t-il – ne connaissent pas le bon café… ! Il traverse l’Océan, puis la mer des Caraïbes, pour enfin atteindre le Costa Rica. À travers ce très long voyage, on apprendra l’art de la préparation du café parfait, les différentes variétés de grands cafés et les savants mélanges. Tout au cours de cette lecture – vous n’aurez qu’une envie : déguster un vrai espresso ristretto !

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Un extrait pour donner la couleur 

«La STORTA, un chef d’œuvre d’art mécanique ! Cette cafetière est constituée de 57 pièces comme les 57 grains qui sont essentiels pour faire un bon café »

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

A Rome, dans les années 1950, Massimo Pietrangeli est un maître torréfacteur de 71 ans. Le jour où il est terrassé par un infarctus, il annonce à ses proches que sa dernière volonté est de faire un voyage au Costa Rica. Cette expédition improbable avec sa famille devient un voyage intérieur pour Massimo.

À propos de l’auteur :954986_22610677_460x306

Olivier Bleys a publié vingt livres : romans, essais, récits de voyage, bandes dessinées, roman graphique, récit d’anticipation, traduits dans une dizaine de langues, qui lui ont valu de nombreuses récompenses dont le Grand Prix du Roman de la Société des Gens de Lettres pour Le Maître de Café. En juillet 2010, Olivier Bleys a pris le départ d’un tour du monde à pied, par étapes, qu’il poursuit d’année en année.

 

Titre : LE MAITRE DE CAFÉ
Auteur : Olivier Bleys
Éditeur : Albin Michel
Date de parution : 2013

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La mort mène le bal

Et où le festin vénitien vaut la lecture !

mo_9782761942836Sans l’ombre d’un doute, Chrystine Brouillet est l’auteure de polar qui demeure la plus
fine gastronome du Québec. Née dans la Capitale, elle aime y faire circuler ses protagonistes, c’est le cas ici de Louise, amoureuse des chats, mais également…serial
killer.  Elle partage son temps avec son ami le chef Guido au chic restaurant Le Carte Noire et elle est prête à tout pour le sauver de la menace qui plane depuis que la mafia y
cherche à cueillir son pizzo. Rebondissement inattendu alors que le chef prépare un mémorable festin vénitien où l’action prendra une tournure surprenante, et où le menu
en fera saliver plus d’un…

L’auteure s’assure que ces personnages apprécie les bonnes choses … « Elle aime le bruit de la Famea, saisit la bouteille de Bowmore, accompagne son escargot fourrés d’un flan de cresson avec un Taittinger rosé, comment ne pas aimer les Puligny-Montrachet, remonte une bouteille de Meursault de la cave, admire la bouteille de Bollinger… y a surement du Chrystine Brouillet derrière ça !!

Et on apprend pourquoi les chats aiment tant boire dans les flaques d’eau, alors qu’ils ont un beau bol d’eau fraîche à la maison! Non pas à cause de l’odeur de chlore de l’eau du robinet mais « probablement à cause de leurs moustaches. Ils n’aiment pas qu’elles frottent contre les parois du bol. Elles doivent servir à transmettre des signaux instructifs,
pas à les agacer. » (p. 200).

Un polar à lire un samedi matin gris, alors que tout paraît ennuyeux et morne. Il vous requinque assurément en quelques minutes !

Un extrait pour donner la couleur

Il y eut des exclamations d’admiration lorsque les serveurs déposèrent les desserts sur les tables. On s’écria devant la reconstitution en meringue pralinée de l’Arsenal, les lions en pâte d’amande qui semblaient prêts à rugir, la pyramide de gelati de toutes les couleurs, les gondoles en chocolat noir, l’île de Murano brillant de sucre filé, celle de Burano en dentelle de pâte aussi fine que celle des hosties et les minuscules millefeuilles qui dessinaient les quartiers de Venise sur une nappe de gelée aux raisins verts où étaient piqués des vaporettos en nougat d’à peine deux centimètres. (p. 145)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Serial killer à ses heures, Louise n’aime rien tant que la douce routine en compagnie de ses chats. Lorsqu’elle apprend qu’une menace pèse sur le chic restaurant où elle travaille, son sang ne fait qu’un tour. S’attaquer au parrain d’une dangereuse famiglia est toutefois bien compliqué.
Mais quand une jolie infirmière qui sème la mort sur son passage s’intéresse d’un peu trop près à Guido, le chef de Carte Noire, les masques tombent. Résolue à défendre les siens, Louise reprend du service… avec la détermination qu’on lui connaît!

À propos de l’auteure :

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À la fois romancière, chroniqueuse littéraire et gastronomique, Chrystine Brouillet a écrit une cinquantaine d’ouvrages tant pour les jeunes que pour les adultes. Alors que son personnage de l’inspectrice Maud Graham est devenu une figure de proue du polar québécois, ici Louise apporte plutôt une touche d’humour noir.

Titre : La mort mène le bal
Auteur : Chrystine Brouillet
Éditeur : de l’Homme
Date de parution : 2015

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Big Brother

« JE VOUS LIVRE MA RÉFLEXION : NOUS SOMMES DESTINÉS À AVOIR FAIM. …MÊME SI LES MANQUES NOUS RONGENT, LA SATIÉTÉ EST ENCORE PIRE. »

CVT_Big-Brother_4374C’est ainsi que ce termine cette brique de 400 pages, une longue réflexion sur ce problème endémique qui contamine l’Amérique entière, l’excès de poids menant à l’obésité morbide.

Pandora, patronne d’une entreprise florissante vit avec Fletcher, son cyclomaniaque de mari, et les deux enfants de ce dernier. S’annonce son frère adoré, jazzman qu’elle n’a pas vu depuis très longtemps. À l’aéroport, elle ne le reconnaît pas : trop gros, il est réduit à se déplacer en fauteuil roulant. L’horreur d’héberger cet obèse morbide dont l’extrême lourdeur bouscule tout dans la maison, autant la vie avec le mari, les enfants que la vitesse avec laquelle on doit remplir le frigo afin de satisfaire cet ogre sans fond.

Après avoir bousculé le quotidien de tous pendant 2 mois, sa sœur lui fera l’étrange proposition de s’isoler en sa compagnie, avec un seul but, celui de perdre cet excès de gras et ainsi, lui permettre de retrouver sa silhouette de jeunesse. « J’ai appris que la volonté est un muscle, dira-t-elle ». En une année, de 175 Kg, il se rendra à 74,5kg. Cette année sera vécue intensément par le frère et la sœur, mais bousculera totalement la vie amoureuse et familiale de Pandora.

Des scènes troublantes ou l’horreur côtoie la déchéance. D’ailleurs, l’auteure n’hésite aucunement, à nommer et invectiver les empires américains de la malbouffe, Dunkin Donuts, Pizza Hut ou autres. La réflexion sur cette forme d’alimentation est moralisatrice à l’occasion, mais demeure dénonciatrice et fort juste. Tout est dit, sur l’excès, autant le trop que le trop peu. « Nous ne savons plus comment manger », voilà ce qui résume sa thèse sur le dossier malbouffe américaine !

La traduction française est un peu trop … vieille France, à mon goût, et ces expressions argotiques deviennent harassantes, du genre, j’avais les boules, la meilleure putain de pizza ou … c’est trop fastoche ! Dommage car ces expressions locales nous éloignent de la véritable mise en situation. Mieux vaut peut-être lire Big Brother, dans en texte d’origine.

Un extrait pour donner la couleur

« À mon avis, si tu manges autant, c’est parce que tu n’apprécies pas la nourriture, et non parce que c’est si bon que tu n’arrives pas à t’arrêter. Tu demandes à la nourriture de te donner quelque chose qui n’est pas en son pouvoir, et du coup, la quantité que tu ingurgites est potentiellement infinie. » (p. 240)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Après, entre autres, Il faut qu’on parle de Kevin, la nouvelle bombe de Lionel Shriver. Toute sa verve sarcastique, sa profondeur d’analyse, son esprit de provocation dans un roman choc partiellement autobiographique sur un sujet brûlant d’actualité : notre rapport névrotique à la nourriture, et son corollaire, l’obésité alarmante dans nos sociétés occidentales.

 À propos de l’auteur :

Née en 1957 en Caroline du Nord, Lionel Shriver a fait ses études à New York. Diplômée de Columbia, elle a été professeur avant de partir parcourir le monde. Elle a notamment vécu en Israël, à Bangkok, à Nairobi et à Belfast. Big Brother est son cinquième roman traduit en français.

Titre : Big Brother
Auteur : Lionel SHRIVER
Éditeur : Belfond
Date de parution : 2014
Traduction de l’américain par Laurence Richard

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