Le restaurant de l’amour retrouvé

Un roman lumineux et délicieux !

 

U9782809710724Un soir en rentrant chez elle, Rinko, jeune femme de 25 ans, trouve l’appartement vide, son amour s’est enfui avec la multitude de souvenirs qui unissait le couple. Devenue muette sous le choc, elle retourne dans son village natal où vit sa mère excentrique et ivrogne qui lui cède la vieille remise dans laquelle elle décidera d’ouvrir un restaurant. Après quelques temps, elle constate que sa cuisine semble posséder le pouvoir d’exaucer les souhaits de ses convives. En utilisant les techniques apprises de sa grand-mère, elle leur cuisinera un plat personnalisé, selon le désir de chaque client, avec la vertu magique d’ouvrir la porte de leurs émotions enfouies.

La jeune Rinko dont l’épice secrète est l’amour nous touche par sa générosité. Un passage très japonais, celui du banquet annuel de fugu, ce champignon mortel où l’on boira le Cristal rosé, qui , d’ailleurs est le champagne préféré de Céline Dion !!!

Rien de meilleur que du fugu pour partir en beauté, dira-t-elle ! Ce passage est savoureux en voici un extrait qui vous donnera le goût de lire ce livre !!

Un extrait pour donner la couleur :

« Depuis quelques temps, on disait que de grands chefs à la renommée mondiale s’intéressait au poisson-globe japonais. Moi aussi, même tardivement, je souhaitais découvrir l’attrait du fugu. (…) Néocon, a tiré d’un sac son couteau à fugu et s’est attelé à la préparation des sashimi (…) Enfin, les convives tous réunis, le banquet a commencé. Tous étaient des gourmets qui attendaient ce jour avec impatience. Néocon avait apporté du champagne, un Cristal Rosé, s’il vous plaît. En vérité, ma mère en raffolait. J’en avais vu une bouteille un jour, à travers la vitrine d’un marchand de produits de luxe d’importation. Bien sûr, j’en avais jamais bu mais je savais qu’il était hors de prix. Tous les convives ont dévoré les plats en silence, ils en oubliaient de parler. Ça devait être cela la béatitude. Enfin l’heure de la « roulette empoisonnée » que tous attendaient avec impatience a sonné … »

 Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. (…)
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.

 À propos de l’auteur : AVT_Ito-Ogawa_3459

Née en 1973, Ogawa Ito est l’auteur de livres pour enfants et fait partie du groupe de musique Fairlife. Le Restaurant de l’amour retrouvé, son premier roman, est un best-seller au Japon et a été adapté au cinéma, en 2010, par la réalisatrice Mai Tominaga.

 

Titre : Le Restaurant de l’amour retrouvé
Auteur : Ito OGAWA
Éditeur : Philippe Picquier, coll. Picquier poche
Date de parution : 2013
Traduction du japonais par Myriam Dartois-Ako

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Big Brother

« JE VOUS LIVRE MA RÉFLEXION : NOUS SOMMES DESTINÉS À AVOIR FAIM. …MÊME SI LES MANQUES NOUS RONGENT, LA SATIÉTÉ EST ENCORE PIRE. »

CVT_Big-Brother_4374C’est ainsi que ce termine cette brique de 400 pages, une longue réflexion sur ce problème endémique qui contamine l’Amérique entière, l’excès de poids menant à l’obésité morbide.

Pandora, patronne d’une entreprise florissante vit avec Fletcher, son cyclomaniaque de mari, et les deux enfants de ce dernier. S’annonce son frère adoré, jazzman qu’elle n’a pas vu depuis très longtemps. À l’aéroport, elle ne le reconnaît pas : trop gros, il est réduit à se déplacer en fauteuil roulant. L’horreur d’héberger cet obèse morbide dont l’extrême lourdeur bouscule tout dans la maison, autant la vie avec le mari, les enfants que la vitesse avec laquelle on doit remplir le frigo afin de satisfaire cet ogre sans fond.

Après avoir bousculé le quotidien de tous pendant 2 mois, sa sœur lui fera l’étrange proposition de s’isoler en sa compagnie, avec un seul but, celui de perdre cet excès de gras et ainsi, lui permettre de retrouver sa silhouette de jeunesse. « J’ai appris que la volonté est un muscle, dira-t-elle ». En une année, de 175 Kg, il se rendra à 74,5kg. Cette année sera vécue intensément par le frère et la sœur, mais bousculera totalement la vie amoureuse et familiale de Pandora.

Des scènes troublantes ou l’horreur côtoie la déchéance. D’ailleurs, l’auteure n’hésite aucunement, à nommer et invectiver les empires américains de la malbouffe, Dunkin Donuts, Pizza Hut ou autres. La réflexion sur cette forme d’alimentation est moralisatrice à l’occasion, mais demeure dénonciatrice et fort juste. Tout est dit, sur l’excès, autant le trop que le trop peu. « Nous ne savons plus comment manger », voilà ce qui résume sa thèse sur le dossier malbouffe américaine !

La traduction française est un peu trop … vieille France, à mon goût, et ces expressions argotiques deviennent harassantes, du genre, j’avais les boules, la meilleure putain de pizza ou … c’est trop fastoche ! Dommage car ces expressions locales nous éloignent de la véritable mise en situation. Mieux vaut peut-être lire Big Brother, dans en texte d’origine.

Un extrait pour donner la couleur

« À mon avis, si tu manges autant, c’est parce que tu n’apprécies pas la nourriture, et non parce que c’est si bon que tu n’arrives pas à t’arrêter. Tu demandes à la nourriture de te donner quelque chose qui n’est pas en son pouvoir, et du coup, la quantité que tu ingurgites est potentiellement infinie. » (p. 240)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Après, entre autres, Il faut qu’on parle de Kevin, la nouvelle bombe de Lionel Shriver. Toute sa verve sarcastique, sa profondeur d’analyse, son esprit de provocation dans un roman choc partiellement autobiographique sur un sujet brûlant d’actualité : notre rapport névrotique à la nourriture, et son corollaire, l’obésité alarmante dans nos sociétés occidentales.

 À propos de l’auteur :

Née en 1957 en Caroline du Nord, Lionel Shriver a fait ses études à New York. Diplômée de Columbia, elle a été professeur avant de partir parcourir le monde. Elle a notamment vécu en Israël, à Bangkok, à Nairobi et à Belfast. Big Brother est son cinquième roman traduit en français.

Titre : Big Brother
Auteur : Lionel SHRIVER
Éditeur : Belfond
Date de parution : 2014
Traduction de l’américain par Laurence Richard

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