Petits meurtres à l’étouffée

Petits meurtres à l'étoufféeNous voilà à Lyon, capitale de la gastronomie française où un tueur en série plonge la ville dans une inquiétude troublante.
Dévoreuse de polar, j’ai été quelque peu ennuyée par l’intrigue, très, peut-être, trop mince à mon goût, puis finalement, me suis-je dit, pourquoi ne pas accepter cette tournée éducative d’une ville, haut-lieu de la gastronomie, pour y découvrir son histoire culinaire à travers les Bouchons et les traboules lyonnais qui lui sont si particuliers. Et donc, en compagnie de la journaliste, apprendre que « sans les Mères, les Bouchons  de Lyon, tels que nous les connaissons n’existeraient pas ».  Alors une page pour expliquer l’origine de ces célèbres Mères, la Mère Brazier, chez qui Bocuse fut apprenti, la Mère Brigousse, la Mère Blanc qui, adoubée par Curnonsky en 1933, reçu le titre de « meilleure cuisinière Lyon4au monde ». Et ça continue, une page pour expliquer l’origine des Bouchons, du Touring Club, du Guide Michelin … et que et que… Ça sent fort le texte à 4 mains, d’une part, ce côté didactique et d’autre part, celui de polar de gare qui nous accroche … pas toujours.
Vous aimez une telle mise en situation, soyez comblé !!

Un extrait pour donner la couleur

Et Eugénie Brazier qui a fait ses classes chez la Mère Fillioux, a repris la recette (de la poularde demi-deuil) quand elle s’est mise à son compte. Mais elle ne bridait pas la volaille, elle la liait avec des bouts de ficelle. Aujourd’hui, à son tour, Monsieur Paul, l’ancien apprenti, sert la poularde selon la même recette, en vessie. Ça fait comme une grosse boule transparente, de même couleur que la volaille, et quand tu la perces, la poularde apparaît…  (page 99)

De G ?? D : Paul Blanc, Paul Bocuse, Jean Vettard, Jean Vignard, Christian Bourillot, Roger Roucou, Paul Lacombe, Guy Thivard, Marius Vettard (cach?? derri??re Eug??nie Brazier).

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Publié dans la collection Crimes gourmands, une série romanesque alliant gastronomie et suspense, fondée sur un personnage récurrent incarné par la rédactrice en chef du mensuel Plaisirs de table. Stupeur dans le Vieux Lyon : plusieurs restaurateurs sont retrouvés assassinés selon le même procédé. Laure Grenadier, éminente critique gastronomique en reportage dans la capitale des gourmets, connaissait bien les victimes. Bouchons populaires, tables étoilées, marchés historiques et producteurs régionaux, elle se lance dans une enquête qui, loin de lui couper l’appétit, va mettre en éveil tous ses sens.

À propos des auteurs : Llyon2

Noël Balen, écrivain et musicien de jazz, a deux grandes passions, la musique et la littérature. Il partage ses activités entre son travail de critique musical, de producteur, d’éditeur et l’écriture de romans policiers. Vanessa Barrot, avocate d’affaires et passionnée de gastronomie, est co-auteure de la série Crimes gourmands.

Titre : Petits meurtres à l’étouffée
Auteurs : Noël Balen et Vanessa Barrot
Éditeur : Bayard et Points, coll. Crimes gourmands
Date de parution : Bayard en 2014, Points en 2015

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La Cucina

Où l’art culinaire et l’art amoureux  se retrouvent !

cucinaUn classique qu’il faut prendre le temps de savourer ! L’action de déroule en Sicile … inutile d’insister sur le fait que l’ombre de la Mafia est omniprésente à travers ce récit.

Après la mort de son premier amour, Rosa Fiore quitte son petit village ou vivent ses frères, eux-mêmes, un peu mafieux pour s’installer à Palermo où, pendant 25 ans, elle mènera une vie plutôt solitaire et triste. Son seul loisir sera la cuisine. « Certaines se retirent au couvent…Moi, je me retirais dans ma cuisine ».

Jusqu’au jour où le bonheur entre dans sa vie … un étranger aux manières exquises qu’elle appellera l’Inglese. Et voilà que la nature ardente de la femme gourmande se réveille … La gastronomie ouvrira les portes du plaisir. Et la vie de Rosa se racontera en 4 saisons autour des plaisirs de la chair et de la chère !

Le lecteur pénètre dans cette intimité presque impudique, mais toujours délectable ! Les 2 amoureux découvrent d’autres façons  le manger – d’ailleurs elle dira « je ne mangerai plus jamais de spaghettis dans une assiette »… À vous d’imaginer la suite…  !! On rit de ses mésaventures et surtout  – on se délecte de ses aventures !87d01818cba5d404ff56a85c42c4319a

En prime, ce livre est farci de recettes siciliennes qu’on aura plaisir à reproduire !
Ce texte fait plus qu’ouvrir l’appétit – c’est d’ailleurs surprenant qu’il n’ait pas été adapté pour l’écran. Ou peut-être l’a-t-il été et je l’ignore … !

Un extrait pour donner la couleur

Pour avoir des produits que les ménagères n’avaient pas encore tripotés, il fallait à tout prix arriver au marché de bonne heure, avant d’aller au travail. J’aimais ces visites quotidiennes qui m’offraient un choix immense de fruits et de légumes joliment présentés. Les parfums des petits, pois, de la menthe, du basilic mêlés aux odeurs de la viande crue pendue aux crochets des bouchers, me rappelaient mon enfance et mon adolescence à la ferme. (page 94)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

Sexe et gastronomie, passion et désillusion, le tout saupoudré de mafia sicilienne : tels sont les ingrédients du premier roman sensuel et envoûtant de Lily Prior. Chant d’amour pour l’Italie, La Cucina est une célébration de la vie. Un roman irrésistible de parodie et de satire farci d’images captivantes, de couleurs, d’odeurs et de saveurs intenses. Toutes les splendeurs d’une Sicile magique et troublante.

À propos de l’auteure: lily_prior1

Lily Prior réside à Londres. Elle aime l’Italie, ce pays qui l’a inspiré notamment pour son premier roman, La Cucina, publié chez Grasset en 2002, traduit dans plusieurs langues, de même que pour la Cucina Secunda.

Titre : La Cucina
Auteur : Lily Prior
Éditeur : Livre de poche
Date de parution : 2007
Traduction de l’anglais par Marie-France Girod

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La cucina secunda

La Cucina seconda - LILY PRIORSexe, cuisine sicilienne, fête au village, et évidemment, un peu de … mafia italienne, « je n’arrive pas à imaginer la Sicile sans Mafia », dira Rosa !
Dans ce petit village sicilien, Rosa Fiore qui nous a fait vibrer dans La Cucina– nous revient avec autant de passion, cultivant l’espoir d’une vie amoureuse réussie !
L’Inglese, l’amoureux de l’époque, la hante toujours. Elle désire qu’il s’intègre à son monde, celui où la terre produit la vie…  Elle lui apprendra la cueillette des courges, du jasmin et des asperges sauvages! Séducteur à tout venant, le bellâtre ne semble pas apprécier la vie de cul-terreux. Et pourtant Rosa insiste… chaque temps de récolte nous fait vivre l’évolution de son amour de plus en plus passionné. Et l’été, « son odeur de beurre fondu combiné à l’arôme juteux des cerises qu’il avait cueillies et mangées produisait le parfum d’une pâte à gâteau »… Généreuse, elle nous offre sa recette de son gâteau au fromage parfumé aux citrons, ainsi que les astuces pour le réussir parfaitement !
En début d’hiver, pour la fête de Santa Lucia, elle prépare la cuccia, une bouillie de blé, en guise de remerciement à la terre. Et suit l’événement des Nucatoli, ces biscuits de Noël fourrés aux amandes et au miel, et que la coutume veut que l’on offre aux voisins et amis. Puis on abat le cochon, sans contredit, la partie la plus juteuse du roman. Et toujours, en prime, ces quelques petits secrets de fabrication … Et l’année se vit ainsi, au fil des drames et des réjouissances en alternance, dans ce petit village sicilien. 481818729_small

Sexe, gastronomie, passion, mais surtout le plaisir absolu de ce que doit être la véritable cucina.
À offrir aux vrais amoureux des plaisirs de la chère !

Un extrait pour donner la couleur
« Je savais par expérience que si je cuisinais dans l’énervement, ma frittella ne serait pas aussi bonne qu’à l’accoutumée. Elle aurait un arrière-goût d’amertume (…) Quand les fèves et les pois sont tendres à point, ni trop mous ni trop fermes, on doit retirer la casserole du feu, ajouter une poignée de persil haché, un filet de la meilleure huile et laisser refroidir pour que les parfums se mêlent dans une parfait harmonie de saveurs printanières. »

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Femme indépendante et sensuelle, propriétaire d’un vaste domaine agricole en Sicile et mère d’une nombreuse famille, Rosa renoue avec un ancien amant, surnommé l’Inglese. Ils se lancent dans une relation passionnée. Mais l’Inglese, citadin un peu snob et sensiblard, a du mal à s’adapter à la vie campagnarde que mène sa maîtresse. Il suscite la jalousie du frère de lait de Rosa, Mauro.

À propos de l’auteure:lily_prior1

Lily Prior, écrivain, réside à Londres. Elle aime l’Italie, ce pays qui l’a inspiré notamment pour son premier roman, La Cucina, publié chez Grasset en 2002, traduit dans plusieurs langues, de même que pour la Cucina Secunda.

Titre : La cucina secunda
Auteur : Lily PRIOR
Éditeur : Grasset,
Date de parution : 2013
Traduction de l’américain par Marie-France Girod-Lecocq

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La singulière tristesse du gâteau au citron

Un roman tout en demi-teinte, intimiste, poétique !

Un titre intrigant ! Mais un phénomène tout aussi intrigant pour Rose… En effet, les aliments qu’elle consomme deviennent un élément de lecture des émotions des gens qui les cuisinent …
Le jour anniversaire de ses 9 ans, Rose déguste le gâteau au citron que sa mère vient de lui cuisiner pour l’occasion. Désemparée, en une bouchée, elle perçoit le désespoir et la tristesse profonde qui habite sa mère…

Et au fil des jours, à chaque dégustation de plats, elle ressent très précisément les émotions des personnes qui ont cuisiné ces plats. Autant la colère, l’agacement, l’émoi … de ces gens qui la nourrissent … et peu importe l’endroit, tant dans sa famille, qu’au restaurant ou à la cafétéria. La découverte de ce pouvoir est un vrai choc qui va la perturber grandement au point de la pousser à se réfugier dans la nourriture purement industrielle – donc complètement anonyme – pour être bien sûr de ne plus rien ressentir.

A travers les émotions qu’elle ressent au contact de la nourriture, Rose apprend à se connaître elle-même … C’est ce difficile passage de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte qu’elle traversera ! 15 années de la vie de Rose, où les relations avec sa famille sont omniprésentes : une famille totalement dysfonctionnelle -avec la mère dépressive, qui aura une liaison que Rose aura d’ailleurs perçue « un goût d’amour et de trahison », dira-t-elle. Le père taciturne, le frère, surdoué mais autiste, un très proche ami de son frère qui lui fera connaître un grand moment de passion. À lire ce conte savoureux dont le fameux gâteau au citron aura changé la vie de Rose.

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Un extrait pour donner la couleur

J’avais passé mes déjeuners à goûter ce que prenaient mes camarades, me frayant un chemin à la cantine où j’avais fini par découvrir une pizza à la pâte moelleuse préparée dans le coin gauche des cuisines de l’école par une dame triste avec un filet sur les cheveux. Elle était triste, d’accord, mais sa tristesse était si sincère et reconnaissable que je trouvais la sauce tomate et le fromage fondu plus que comestibles, pour ne pas dire bons. (ed Points, p. 94)

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Sous la douceur la plus exquise, Rose perçoit le désespoir. Ce bouleversement va entraîner la petite fille dans une enquête sur sa famille. Car, chez les Edelstein, tous disposent d’un pouvoir embarrassant : odorat surpuissant ou capacité de se fondre dans le décor au point de disparaître. Pour ces superhéros du quotidien, ce don est un fardeau. Chacun pense être affligé d’un mal unique, d’un pouvoir qu’il faut passer sous silence.

À propos de l’auteur :AimeeBender

Née en 1969, Aimée Bender vit à Los Angeles. Elle enseigne le creative writing à University of Southern California. Elle travaille également en atelier de théâtre avec les malades mentaux. Son premier livre « La Fille dans la jupe inflammable » est une collection d’histoires courtes, publié en 1998.

Titre : La singulière tristesse de la tarte au citron
Auteur : Aimée Bender
Éditeur : de l’Olivier et Points
Date de parution : 2013
Traduction de l’anglais par Céline Leroy

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Des pêches pour monsieur le Curé

0110-300x454J’ai tellement aimé CHOCOLAT, ce best-seller paru en 1999, voici la suite ! Difficile d’avancer dans la lecture Des pêches … sans revoir ces amoureux et tous ces personnages vivant dans ce hameau du sud-ouest français, immortalisé au cinéma par le couple Juliette Binoche / Johnny Depp.

Donc 8 ans se sont écoulés, voilà que Vianne, cette bombe chocolatière reçoit une missive, signée de feue sa vieille amie Armande lui indiquant que rien ne va plus dans son petit village d’adoption.

Le conflit entre l’homme en noir – le curé Reynaud, l’ennemi de Vianne de l’époque, et la femme en noir, Inès Bencharki, sous son sombre niqab qui recouvre l’entièreté de son corps – résume cette tension entre la communauté catholique et la nouvelle communauté musulmane, récemment installée aux Marauds.

Les nouveaux arrivants, responsables de ce bouleversement dans la petite communauté, transportent avec eux leurs histoires, leurs secrets et leurs angoisses … Inès, cette musulmane qui semble avoir envoûté toutes les femmes du village, de même que l’obsédante présence de Karim le charmeur maladif connaîtront un dénouement inattendu !

La convivialité autour de la nourriture

De nouveau, tout est prétexte à se laisser envoûter par les douceurs cuisinées par Vianne. «Offrir de la nourriture revenait à tendre une main amicale. L’accepter, c’était être adopté par la plus recluse des communautés.»

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Des interrogations : Est-ce si important de présenter Anouk la fille ado de Vianne  accro de son téléphone et de Facebook et le nouveau curé qui présente ses sermons sur PowerPoint … un peu plus d’amour entre Roux et Vianne m’aurait plu – son arrivée discrète au village, par voie d’eau-comme il se doit est trop rapidement esquinté …

À lire pour l’histoire très contemporaine de l’intégration des communautés et de leur arrivée massive dans différentes régions, de même que pour cette chocolatière qui provoque une kyrielle d’émotions extrêmes chez les villageois qui auront à confronter son énergie.

Un extrait pour donner la couleur :

Impossible de ne pas ajouter la fameuse recette de Confitures de pêches

« Nous n’allons pas les cuire aujourd’hui. On va les laisser macérer toute la nuit. Un kilo de sucre pour la même quantité de fruits, sans compter les feuilles et les noyaux, bien sûr. On les coupe en tranches dans une casserole de cuivre. Le cuivre c’est ce qu’il y a de mieux pour la cuisine parce qu’il chauffe plus vite. On ajoute le sucre. (…) Ensuite on ajoute la cannelle, ai-je annoncé. En bâtons cassés en deux, pas en poudre. Deux ou trois devraient suffire…» On recouvre la marmite d’un chiffon et on l’oublie pour la nuit.
Demain matin, on allumera la cuisinière et on remuera jusqu’à ce que la confiture commence à bouillir. Il ne faudra pas la laisser plus de quatre minutes à ébullition. On la mettra dans des pots pour l’hiver prochain. »
Elle m’a jeté un coup d’œil rapide. « L’hiver ? – Bien sûr, je ne serai plus là, ai-je déclaré. Mais la confiture est meilleure en hiver. Lorsque les nuits sont longues et que l’air est gelé, ouvrir l’un de ces ports c’est faire renaître le soleil… !»

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)
Lorsque Vianne Rocher reçoit une lettre d’outre-tombe, elle n’a d’autre choix que de suivre le vent qui la ramène à Lansquenet, petit village du sud-ouest de la France où elle avait ouvert une chocolaterie, huit ans plus tôt. Vianne n’est pourtant pas préparée à ce qu’elle va découvrir : des femmes voilées de noir, le parfum des épices et du thé à la menthe… De nouveaux arrivants ont apporté leur part de changement dans la communauté où les traditions ont toujours occupé une place importante.

Joanne-Harris-c-Kyte-PhotographysmallÀ propos de l’auteur :
Née à Barnsley en 1964 d’une mère française et d’un père anglais, Joanne Harris est l’auteur de huit romans à succès dont Chocolat, Les cinq quartiers de l’orange, Vin de bohème et Le Rocher de Montmartre. « La créativité et la rigidité ne font pas bon ménage », dira Madame Harris lors d’une séance de signature à la Librairie Gourmande le dimanche 13 novembre 2013. J’abonde !

Titre : Des pêches pour monsieur le Curé
Auteur : Joanne HARRIS
Éditeur : Hurtubise, 2013
Éditeur : Folio 2014
Traduction de l’anglais par Gaëlle Rey

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Le restaurant de l’amour retrouvé

Un roman lumineux et délicieux !

 

U9782809710724Un soir en rentrant chez elle, Rinko, jeune femme de 25 ans, trouve l’appartement vide, son amour s’est enfui avec la multitude de souvenirs qui unissait le couple. Devenue muette sous le choc, elle retourne dans son village natal où vit sa mère excentrique et ivrogne qui lui cède la vieille remise dans laquelle elle décidera d’ouvrir un restaurant. Après quelques temps, elle constate que sa cuisine semble posséder le pouvoir d’exaucer les souhaits de ses convives. En utilisant les techniques apprises de sa grand-mère, elle leur cuisinera un plat personnalisé, selon le désir de chaque client, avec la vertu magique d’ouvrir la porte de leurs émotions enfouies.

La jeune Rinko dont l’épice secrète est l’amour nous touche par sa générosité. Un passage très japonais, celui du banquet annuel de fugu, ce champignon mortel où l’on boira le Cristal rosé, qui , d’ailleurs est le champagne préféré de Céline Dion !!!

Rien de meilleur que du fugu pour partir en beauté, dira-t-elle ! Ce passage est savoureux en voici un extrait qui vous donnera le goût de lire ce livre !!

Un extrait pour donner la couleur :

« Depuis quelques temps, on disait que de grands chefs à la renommée mondiale s’intéressait au poisson-globe japonais. Moi aussi, même tardivement, je souhaitais découvrir l’attrait du fugu. (…) Néocon, a tiré d’un sac son couteau à fugu et s’est attelé à la préparation des sashimi (…) Enfin, les convives tous réunis, le banquet a commencé. Tous étaient des gourmets qui attendaient ce jour avec impatience. Néocon avait apporté du champagne, un Cristal Rosé, s’il vous plaît. En vérité, ma mère en raffolait. J’en avais vu une bouteille un jour, à travers la vitrine d’un marchand de produits de luxe d’importation. Bien sûr, j’en avais jamais bu mais je savais qu’il était hors de prix. Tous les convives ont dévoré les plats en silence, ils en oubliaient de parler. Ça devait être cela la béatitude. Enfin l’heure de la « roulette empoisonnée » que tous attendaient avec impatience a sonné … »

 Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. (…)
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.

 À propos de l’auteur : AVT_Ito-Ogawa_3459

Née en 1973, Ogawa Ito est l’auteur de livres pour enfants et fait partie du groupe de musique Fairlife. Le Restaurant de l’amour retrouvé, son premier roman, est un best-seller au Japon et a été adapté au cinéma, en 2010, par la réalisatrice Mai Tominaga.

 

Titre : Le Restaurant de l’amour retrouvé
Auteur : Ito OGAWA
Éditeur : Philippe Picquier, coll. Picquier poche
Date de parution : 2013
Traduction du japonais par Myriam Dartois-Ako

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